26 juin 2007

Le sac et le caddie de supermarché dans ma vie


Un petit sac facile qui permettait d’emporter nos achats à la maison tout en faisant un peu de pub pour le magasin.Une solution gagnant-gagnant Et pourtant, il est laid et il pollue. Il existe un sac qui brûle sans laisser de traces. Si un promeneur étourdi l’oublie sur le sol, il se désagrège en un mois sans laisser de trace. Idem si c’est une vague qui l’emporte. Hélas il coûte plus cher. Le client n’est pas intéressé. Le faire en papier serait meilleur pour le recyclage, mais la production de sacs papiers exige plus de pétrole et pollue plus que la production de sacs plastiques. Par conséquent on distribue de moins en moins de sacs plastiques. On vous encourage à acheter des paniers ou des sacs réutilisables dont vous payez le premier et que le distributeur renouvelle à vie.
Voilà une nouvelle tendance. Les distributeurs ont mis les marques à contribution maintenant ils mettent le client à contribution. Ce qui ne change pas c’est la tête des gens. Ils sourient quand ils remplissent leur caddie et râlent quand il faut le transvaser dans des sacs ou petits paniers. Est-ce une crainte de l’addition ou un sursaut coupable des accrocs du shopping ? Je serais distributeur, je m’interrogerais sur ce petit moment d'angoisse, question de me rendre utile.

Le « caddie » de supermarché

Inventé par un épicier américain, Sylvan Goldman, le caddy a envahi tous les continents.
Sera-t-il un jour automatisé ? Le verra-t-on équipé d’un GPS qui vous guidera dans le magasin à la recherche de ce qu’il vous manque pour réussir le menu du soir ou compléter votre liste de courses scannées en arrivant dans le magasin ? Tout cela est du domaine du possible. En attendant, il est promis à une deuxième vie sur le net. Comme l’icône du vieil appareil téléphonique avec cornet, il fonctionne comme un symbole. Le caddie vit sur tous les sites d’achat en ligne comme l’icône sur laquelle cliquer avant de passer à la caisse. On aurait pu montre une caisse enregistreuse. C’est trop agressif. Et le commerce, même en ligne, se doit de rester agréable.

Internet et la vie


La communauté du net favorise le gratuit. On s’échange ce qu’on a et tout le monde y gagne.
Cela va changer à jamais la face de l’économie qui fonctionnait sur la création de rareté. L’entrepreneur avait intérêt à créer des choses uniques et rares. Le consommateur était prêt à payer plus pour avoir ce qui était rare. Avec Internet, on entre dans l’abondance et la gratuité.
Cela n’arrange pas les entreprises qui font de la résistance. Elles devront pourtant s’adapter.
La vieille loi de Pareto qui permettait à une entreprise de faire 80% de son chiffre et 100% de son profit avec seulement 20% de son offre n’est plus valable sur le net. Lisez « The long tail » . iTunes ou Amazon prouvent que 98% de leurs produits se vendent et leurs rayons sont presque infinis. Apple dit que tout son inventaire iTunes s’est vendu au-moins une fois. Les hits et les blockbusters, c’est bien mais ce sont les produits de niches qui forment maintenant le gros du marché. La technologie transforme les marchés de masse en une masse de petits marchés. Le segment d’une personne est devenu le plus important.

Ikea et l'écran plat

Le catalogue Ikea,

c'est le guide universel du design accessible et abordable. Au Danemark, une campagne Ikea circulait qui montrait des gens riches dans la rue protestant contre l’ouverture de ces magasins, en prétextant que si la beauté était accessible à tous, les riches n’auraient plus rien pour se distinguer de la masse. Le catalogue Ikea c’est un manifeste à l’origine de la révolution du commerce qui permet aux produits « premium » de faire bon ménage avec les discounters. Karl Lagerfeld et H&M peuvent en témoigner. Mais que fait Ikea sur Internet ?



L’écran plat. On gagne en surface ce qu’on perd en profondeur. Du coup, on constate une étrange migration des bocaux de poissons rouges vers les cuisines. Comme les cuisines se rapprochent des salons, l'équilibre se maintient. Outre le changement de format, l’écran plat c’est aussi l’amélioration de l’image. Ce qui ne va pas toujours en parallèle avec l’amélioration des programmes télés. L’écran plat permet donc à de moins bonne choses de paraître plus belles, ce qui compense. Mais qui suis-je pour juger de cela ? Ce qui est sûr c’est que cela permet de faire son cinéma à la maison grâce aux DVD et autres programmes de vidéo on demand.

Powepoint a 20 ans.


Powepoint, c'est la présence virtuelle de Bill Gates en toute occasion.
Victor Hugo disait que la forme c’était le fond qui remontait à la surface. Aujourd’hui la forme de la plupart des présentations dans le monde des affaires ou dans le monde académique vient du fond de chez Microsoft. Du coup il y a une surenchère d’effets pour prouver une maîtrise parfaite de PowerPoint. Cette obsession du domptage de la bête amène quelques orateurs à oublier que ce qu’on attend d’eux, c’est la maîtrise de leur sujet. Powerpoint rend le windowdressing accessible à tous. J’ai suivi l’autre jour une conférence d’une heure faite par un homme qui refuse d’employer des slides. Une cure de bonheur. L’homme captivait son audience parce qu’il n’avait pas le choix, personne n’interférait. On estime à 30 millions le nombre de présentations PowerPoint qui se font chaque jour dans le monde. Selon le chercheur Edward Tufte, c'est aussi 252 millions de dollars de gaspillés à des présentations inutiles. Cela étant quand on n’a pas le temps, powerpoint permet de faire du « vite fait, bien fait ». Et comme le temps est une denrée rare, powerpoint se rend utile. C’est étonnant ce manque de temps dans une société où il y a tant de loisirs, non ?

Le GPS, où suis je, où vais-je, dans quel état j'erre ?



Etait-ce vraiment indispensable ? Non, bien sûr. On aurait pu s’en passer, mais une fois qu’on l’a essayé, on n’imagine plus pouvoir vivre sans. Du coup, comme les voitures ont toutes l’airco et le toit ouvrant, on pourrait renoncer aux fenêtres qui s’ouvraient essentiellement pour demander le chemin (Pour présenter ses papiers à la gendarmerie, on n’a pas besoin de les ouvrir complètement). En attendant le GPS va encore nous surprendre. Couplé à votre GSM appareil de photo, vous pourrez à l’avenir scanner un produit chez Colruyt et vérifier en direct sur le net s’il y a un magasin qui offre le même produit moins cher ? Si tel est le cas, l’appareil vous indiquera le chemin à suivre pour accéder au magasin moins cher. Ce n’est pas de la science-fiction, le produit est testé en Asie. Nous devrons encore patienter. Ce qui laisse un peu de temps à Colruyt et ses concurrents pour se préparer.

Les cartes de crédits et la vie


Avant, on avait le culte du travail que le président Sarkozy essaie de restaurer. On travaillait, on économisait et puis on achetait pour se récompenser. Aujourd’hui, il y a la carte de crédit, un passeport pour le plaisir immédiat, off ou on-line. Plus besoin d’économiser pour acheter, achetez. La couleur de la carte vous positionne. Silver, gold ou platinium elle indique votre niveau de crédit au hit parade des accrocs du shopping. La carte de crédit c’est aussi le paradoxe du capitalisme qui prône le travail intense pour se faire son capital pension et encourage en même temps le laisser-aller, le plaisir immédiat, la détente. La carte de crédit c’est aussi le confessionnal des temps modernes, pour autant que cela vous manque. Glissée dans un bancontact, elle vous dit parfois discrètement que vous avez dépassé vos limites. L’acte de contrition consiste à vous prier de patienter et de renflouer votre compte. Enfin, la carte de crédit devient aussi carte de fidélité. Certaines entreprises et certains clubs permettent à leurs clients fidèles d’avoir une carte de crédit à leur effigie parce qu’ils leur doivent bien cela. Jusqu’à ce que vous vous rendiez compte que c’est vous qui êtes redevable. Ces cartes sont, en quelque sorte, les témoins de communautés d’intérêts débiteurs.

iPod, iTunes and I ?

Cela a bouleversé le monde de la musique définitivement en rendant à Apple la réputation d’innovateur. Les deux produits sont distincts mai l’iPod n’aurait pas le succès qu’il a sans iTunes. Les deux ont participé à la création d’un mythe qui a donné naissance à une troisième révolution : les podcasts. Aujourd’hui, vous pouvez télécharger des cours des plus grandes universités américaines. Ce qu’il ne permet pas c’est le téléchargement du diplôme.

La force de Apple dans tout cela c’est d’avoir bien géré sa marque sur quatre dimensions :
1. une caractérisique unique : le design
2. Un bénéfice personnel et psychologique immense : toute la musique et les clips qu’on aime au bout des doigts
3. Un signal qui permet de s’afficher en société : le nom et les écouteurs blancs
4. Une utilité sociale : pas de piratage
Ces quatre éléments permettent, quand on y satisfait, de créer des marques mythiques.

Google dans ma vie.




Google, c'est une porte d’accès à toute la connaissance du monde. Un bouleversement pour l’univers des media classiques et des agences. Une aubaine pour plein de petites entreprises qui arrivent à se faire connaître. Mc Roskey fabrique des matelas depuis 1899. Il en vend à La Reine d’Angleterre et à Steve Jobs. Pour promouvoir ses lits il a distribué une série de petits films documentaires sur le web. Chaque film fait deux à trois minutes et raconte l’histoire de l’entreprise. Pas d’agence de pub, pas de directeur de création, pas de concepteur-rédacteur, juste une équipe de réalisateurs de films documentaires. Le résultat ? Des petits films touchants qui aident à la prise de décision plutôt qu’un barrage de films de trente secondes qui tentent de forcer cette même décision. Schmidt, le CEO de Google a répondu à des étudiants de Stanford que s’il devait recommencer à travailler à leur âge, il se lancerait dans la publicité ciblée. Il sait de quoi il parle. Google n'y est pas pour rien.

Touche pas à mon desktop !




Comme le GSM, il permet de bouger, il facilite le travail à domicile et pourrait participer au désengorgement des routes un jour, peut-être. En attendant, il permet de travailler plutôt que de perdre son temps en transports. Le desktop de votre laptop est un endroit très intime qui devient un enjeu pour les annonceurs. Ils rêvent avec des widgets et autres gadgets de trouver une place sur votre desktop qui vous permettra de penser à eux plus souvent. Une horloge sponsorisée par Breitling, par exemple. Tout le monde essaie, mais personne n’a encore réussi. Il faut que l’utilisateur trouve cela utile et cool. Pas facile. Parce que comme le GSM, son desktop c’est très intime.

L'impact du GSM sur nos vies

Il permet de rester en contact avec tout, où l’on veut quand on veut : des gens, des jeux, des media, des sites, des photos, des petits films. Mais il n’a pas fini de nous surprendre. Google local permettra de trouver sur votre gsm ce que vous cherchez là où vous êtes quand vous y êtes. En Asie, les technologies AGPS et Digital Compass permettent d’utiliser votre GSM dans la vraie vie comme vous utilisez votre souris sur votre écran. Pointez vers l’opéra de Sydney, cliquez et vous aurez le programme.
Pour l’annonceur, le GSM 3G, c’est un rêve : le meilleur moyen de toucher la bonne personne au bon endroit au bon moment. Quoique. Même si cette bonne personne a un jour accepté que vous lui envoyiez des messages, personne ne pourra garantir son humeur le jour où il le recevra. Votre message ne sera pas considéré comme un Spam, il n’en violera pas moins l’intimité du récepteur qui vous en tiendra rigueur.
Le GSM, enfin, est aussi un instrument de parade. Il permet au timide esseulé dans un cocktail de faire semblant d’être en ligne et à d’autres d’affirmer un certain statut en fonction de la marque, du look, du type ( de 3 bandes à 3g) ou de la sonnerie. Equipé de caméra, il conduit à des scènes de violence gratuite qu'on filme pour le plaisir d'un moment de gloriole sur internet: "t'as vu ce que j'ai fait ?" Les fabricants n'y avaient pas pensé.

Welcome on Patrick Willemarck's blog

I'm the founder of Dialog Solutions.
On this blog I want to share views and opinions about business and more specifically about Brands, Consumers, Marketing, market research, innovation, loyalty, etc., all those business aspects that are deeply affected by social media.
Every company shouldn't be present on every social media network. but every company is becoming porous to the outside world and has therefore to become both social and media.

Patrick