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12 mars 2008

Obama, Clinton, Mc Cain: mascarades et marketing.

Non, ce n'est pas le tiercé dans l'odre. Mais le combat qui se passe entre ses trois candidats illustre bien la direction que doit prendre le marketing des entreprises. Arriver sur un marché fort de son passé et de sa notoriété, comme Madame Clinton, n' affranchira pas une entreprise de l'obligation de rencontrer les passions et les frutrations des gens en gardant une certaine cohérence dans son récit. Parce qu'en plus, effectivement, il faudra que les entreprises aient un récit et plus une simple promesse de vente. Ce qu'Obama offre, c'est cela, une belle histoire, un réinvention du rêve Américain à laquelle les Américains semblent aspirer (Même ceux que j'associe aux cockers dans une autre chronique). Et il fait une tournée sur le sujet. Les entreprises et leurs marques devront également partir en tournée. C'est le prix du 360° utile. Le 360°, c'est la méthode à laquelle aspire les gens du marketing pour encercler le consommateur en différentes lieux et moments afin de le séduire.

Tout cela nécessite une belle cohérence (on abordera l'éthique après): on peut adapter le show mais il faut respecter ce qu'on a mis à l'affiche. Madame Clinton a sans doute trop écouté son mari. Hélas les temps ont changé. Madame Clinton est passée trop vite à la défensive , à la recherche d'avantages concurrentiels par rapport à son rival Obama au-lieu de se concentrer sur les frustrations, les passions, les attentes, les désirs et les besoins du public. Elle s'en est rendue compte un peu tard, mais elle découvre qu'en chargeant son discours d'émotion et d'humanité, elle regagne les coeurs. Où cela mènera-t-il ? Ils sont en train de faire le lit de leur concurrent et ils seront trop attachés à leur égo pour jouer ensemble un ticket gagnant. Ce genre d'approche n'est pas idiot pour autant qu'il y ait complémentarité. Dans le monde des entreprises, Philips l'illustre bien. Son statut de multinationale et l'ego de ses managers n'ont pas à se plaindre des actions et des produits qu'ils développent conjointement avec d'autres marques: avec Nivéa pour leur rasoir, avec les torréfacteurs pour Senseo, etc. Les résultats le prouvent, ces partenariats sont des tickets gagnants. En ne saisissant pas cette opportunité, nos démocrates américains ouvrent une voie impériale à Mc Cain. Dommage.

Ce qui risque de les perdre tous, Mac Cain et nous avec, c'est la mascarade à laquelle toute cette tournée éléctorale donne lieu. Que racontent-ils de différents ? Quelle idéologie ont-ils? Quel idéal poursuivent-ils? Il se voilent derrière les masques de la pensée unique qui lisse l'opinion, lessive le libre-arbitre et étouffe toute dissidence. A force de tout miser au centre, comment prendre de l'envergure ? La plus grande puissance du monde ne donne pas vraiment les ingrédients qui pourraient rendre à nos démocraties la vitalité qui leur sied. Ces mascarades politiques n'ont rien à envier aux mascarades marketing des marques qui émanent d'entreprises qui considèrent le consommateur comme une proie qu'il convient de presser et d'exploiter au maximum. Les deux gagnent des voix et de l'argent. De mauvaises voix et du mauvais argent. Des voix volatiles comme celles de Sarko qui s'envolent aussi vite qu'évoluent les chiffres de l'audimat. De l'argent facile qui ne préfigure pas des résultats à venir. 9 % des entreprises performent mieux que la moyenne de leur industrie sur 10 ans. Cela fait beaucoup de mauvais élèves, non? Et si leurs mauvais bulletins reflètaient leurs tricheries. Demain, tout porte à croire que le meilleur indicateur de rentabilité croissante et durable sera la qualité de la relation entretenue avec leur public et leur personnel. Sur ce terrain, les politiques ont aussi du travail. Patrick

07 janvier 2008

confessions


Dans le très beau livre de Philippe Claudel, le Rapport Brodeck, il y a cette conversation magnifique entre Brodeck et le prêtre du village qqui lui dit :" Les hommes sont bizares, ils commettent le pire sans trop se poser de questions, mais ensuite, ils ne peuvent plus vivre avec le souvenir de ce qu'ils ont fait. Il faut qu'ils s'en débarasent. Alors, ils viennent me voir car ils savent que je suis le seul à pouvoir les soulager, et ils me disent tout. Je suis l'égoût Brodeck. Je ne suis pas le prêtre, je suis l'homme-égoût."

Plus loin, Brodeck se demande s'il est "né dans une époque qui repousse toute limite et qui bat les existences comme les cartes d'un grand jeu de hazard ?"

Ce livre vaut vraiment le détour. En attendant, je vous souhaite une année en paix, sans trop de peurs et pleine de vie. Et s'il y a un voeu à formuler je reprendrai celui de mai 68 que mon ami Luc m'a envoyé: soyez raisonnable, demandez l'impossible.

25 novembre 2007

le capitalisme est malade

"Quand les bourses entrent elles-mêmes en bourse, on se demande si le capitalisme ne se mort pas la queue", me disait le grand entrepreneur belge, Roland D'Ieteren. Il n'a pas tort. 5% de la population mondiale sont actionnaires. Cela fait 300 millions d'individus. On ne peut pas parler pour autant de capitalisme populaire parce qu'ils suivent les injonctions de 10 000 gestionnaires de fortunes gérant 50% des actions de toutes les bourses. Ce sont les 10 000 serviteurs du capitalisme, des fonctionnaires qui imposent les rendements à deux chiffres aux managers d'entreprise. De tels rendements créent le désir d'accumuler de la richesse bien plus que d'acheter des produits comme l'envisageait Henri Ford. On achète des actions, des sicavs au lieu d'une Ford ou autre chose. Du coup le rendement de l'épargne prime sur l'investissement à long terme et le chef d'entreprise se trouve démuni de projets. Il doit délivrer du résultat à court terme. Le capitalisme et l'économie de marché vont devoir réussir une mutation. Ce ne sera pas facile parce qu'il y a une immense inertie dans le système. Comme le dit Luc Féry, "l'histoire se meut hors de la volonté des hommes, comme un vélo qui a besoin de vitesse pour ne pas tomber, il nous faut progresser." Et, soumis à la concurrence mondiale, le progrès est devenu une question de réflexe de survie et pas de réflexion sur la vie et l'ambition qu'elle nous inspire. Tout cela nous a dépossédé de la démocratie. Et cela fait 180 jours que nous sommes sans gouvernement, ici dans ce qui reste de la Belgique.

24 novembre 2007

L'utopie et le droit

Un juriste et juge de surcroît me disait son scepticisme à l'égard des utopistes. Et pourtant je crois que nous aurions pu nous mettre d'acccord. Je crois qu'une société sans utopie est une société réduite à chercher des placebo. Il en va ainsi de la nôtre, aujourd'hui. Sans utopie, on se replie dans le consumerisme, dans les marques. Et c'est tant mieux pour mes clients, quoi que. Dans cet essor du consumérisme les annonceurs se battent de plus en plus avec les mêmes armes et de moins en moins de rendements. Les responsables du consumérisme, les marketers, doivent bien reconnaître que seuls 10% de leurs nouveaux produits sont des succès. A force de vouloir profiter de la vague consumériste, les entreprises acceptent de créer 90% de déchets. Ajoutez cela aux déchets qui polluent la planète et aux déchets humains que représentent la crise de l'emploi et les transhumance de pauvres attirés par 'l'Eldorado", cela fait beaucoup de déchets qui freinent la planète. Cela ne durera pas. L'entreprise va devoir se réinventer et comprendre que quelle que soit l'industrie dans laquelle elle sévit, le coeur de son métier (son "core business") sera humain. Et, un beau jour, cet humain individualiste, fervent de rivalité plus que de solidarité, de consommation personnelle plus que de partage va se réveiller et exiger d'autres entreprises, d'autres services. Parce que le pauvre qui fuit l'Afrique à la recherche de l'eldorado, comme le dit Gaudé, "l'Eldorado, ils l'avaient au fond des yeux. Ils l'ont voulu jusqu'à ce que leurs barques se retourne. En cela, ils ont été plus riches que nous. Nous avons le fond de l'oeil sec, nous autres. Et nos vies sont limitées". (Laurent Gaudé dans Eldorado). Comme le disait Illya Prygogine, "la réalité n'est qu'un cas particulier du possible". Ceux qui ont l'Eldorado qui brille au fond des yeux sont des êtres qui espèrent un peu moins et veulent un peu plus. Libéré de l'espérance et de son corollaire qu'est l'angoisse, la volonté et l'amour donnent à l'humain la pleine jouissance de sa liberté.

Patrick Willemarck

Deux mots singuliers

Délice et amour, voilà deux mots bien singuliers. Ils deviennent féminins au pluriel.
Encore une des nombreuses exceptions de la langue française où le masculin l'emporte sur le féminin, en général. A moins que ce ne soit tout simplement la loi du Tallion Aiguille dont parle Yann Moix. Qui sait ?

18 novembre 2007

Le droit à la déconnexion

C'est dans un article de Jean-Marc Manach que j'ai découvert cela. Pour l'instant, vous ne le trouverez qu'en asie et aux USA mais le modèle européen sort ce mois ci. Sous la forme dun porte-clé, cette commande à distance n'a qu'une fonction, elle permet d'éteindre les téléviseurs où qu'ils soient, dans votre salon ou à un salon professionnel, dans un vitrine ou dans un centre commercial. Le brouilleur de téléphone existe aussi pour ceux qui en ontmare d'^tre dérangé par les accrocs du mobile au restaurant, au spectacle, en réunion. Bref à l'époque où les objets équipés de RFID, les puces de radio identification placés sur les objets pour les suivre afin d'améliorer leur usage et nous suivre en même temps, il y aurait une tendance de fond qui s'amorce en faveur d'une connexion plus modérée. Le 12 octobre de cette année, 150 ingénieurs d'un groupe de développement chez Intel, ont instauré le "zero e-mail friday". Ils reprennent le télephone et les rencontre en face à face entre eux. Le management a malgré tout autorisé l'usage des e-mails pour communiquer avec l'extérieur. Ils ne sont pas les seuls. Cela peut paraître anecdotique mais le "Friday-Casual" a aussi commencé petit. Les goupes Levi'strauss et Procter&Gamble avait intérêt à le promouvoir et ne s'en sont pas privé. Qui prendra le relais pour promouvoir la communication en face à face ? L'homme politique ?
La toile est un outil fabuleux mais qui secrète ses propres dangers, le principal étant l'absence de médiation. Une résistance, désorganisée s'installe.
Patrick Willemarck.

04 novembre 2007

The Global Brain

To innovate more effectively, you must harness powerful new sources of creativity from both inside and outside your company. You know that ... but you also know that “one size fits all” approaches to network-centric innovation don’t work. The Global Brain helps you systematically identify and execute the right network-centric innovation strategy for your business.

Drawing on the experiences of the world’s most successful innovators, Satish Nambisan and Mohanbir Sawhney show how to identify the specific roles your company should play in innovation networks, the specific capabilities it must create, and the specific steps it must take to prepare. You’ll find practical guidance on every facet of network-centric innovation, from identifying opportunities to implementing metrics, enhancing operations to overcoming “not invented here” cultures.

13 octobre 2007

la différence entre un philosophe et un mathématicien.



L'auteur de ce livre, Luc de Brabandère, étant philosophe et mathématicien, sait de quoi il parle: "Le philosophe et le mathématicien ont tous les deux besoins de très peu de choses pour travailler. Le mathématicien se contente d'un cahier, de crayons et d'une corbeille à papier. Le philosophe n'a même pas besoin de corbeille."

Il termine ce petit livre qui se dévore en évoquant une de ses passions: les cartoons. Il nous encourage à devenir cartooniste de notre vie de temps en temps. "C'est la condition sine qua non de la créativité. Mais être créatif c'est aussi se savoir incomplet, éprouver le besoin de l'autre pour poursuivre." Inventer de nouvelles choses c'est inventer de nouveaux liens entre les choses existantes. C'est retourner vos lunettes. c'est imaginer une caricature. Pierre Kroll, à cet égard, est bien plus que l'égayeur des pages du Soir. En créant de nouveaux liens entre les faits d'actualités, il interpelle et fait réfléchir.

La chance


A en croire Woody Allen, le monde est composé de bons et de méchants. "Les bons dorment mieux, écrit-il, mais les méchants profitent beaucoup plus de leurs heures de veilles." D'autres divisent le monde entre les chanceux et les malchanceux. La division semble beaucoup plus pénible. Des études prouvent, en effet, que les chanceux ont de plus en plus de chance et les malchanceux de plus en plus de malchance. Pour en savoir plus vous pourriez consulter le livre du Dr Richard Wiseman, The luck factor. C'est Chrisitian Bluemelhüber qui m'en a parlé. Je ne crois pas que ce livre vaille un long détour mais il a connu son succès. Avec une peu de recherche il démontre les vertus du positivisme. Il ne donne, par contre, aucune recette pour devenir scandaleusement riche à l'euromillions. Le livre nous a inspiré l'idée de rechercher quels seraient les facteurs chances qui sévissent en entreprise. Pourquoi certaines ont-elles manifestement plus de chance que d'autres ? La différence sera sans doute culturelle et structurelle. La chance, chez l'individu, est avant tout un sentiment, une attitude. Qu'en sera-til dans une collectivité d'individus qui se veulent différents tout en cherchant la reconnaissance et l'appartenance. Des individus qui se veulent autonomes et ne performent qu'en interdépendance? Si vous avez des idées, des expériences, elles sont les bienvenues. Christian Bluemelhüber enseigne le marketing à la Solvay Business School. En attendant, pour en revenir à Woddy Allen, la chance sourirait-elle plus aux méchants ou en ont-ils simplement plus besoin ? Et si les méchants sont en affaires, pourquoi en ont-ils si peu ? A moins qu'il ne soient moins méchants qu'on ne le croit.
Patrick

Pensée unique ou résistance à la grande lessive du libre-arbitre ?

Je n'ai pas résisté à l'achat des "nouvelles mythologies" publiées au Seuil sous la direction de Jérôme Garcin. L'idée du livre est une initiative du Nouvel Obs pour célébrer les 50 ans des Mythologies" de Roland Barthes qui examinaient la signification d'objets aussi indispensables à l'homme moderne que le "Guide bleu", la DS et le visage de Greta Garbo...
Le 15 mars dernier, le Nouvel Observateur rendait hommage au sémiologue en publiant une première série des "Nouvelles Mythologies" de notre culture de masse postmoderne. Il y était question du téléphone portable (par Philippe Delerm), du sushi (par Jean-Paul Dubois) et de la maxi-poussette (par Catherine Millet), du 4x4 (par David Le Breton) et du 20-Heures (par Marc Augé). La série s'est allongée, je ne manquerai pas d'y revenir. Ici j'aimerais juste évoquer Denis Jeambar qui parle de la pensée unique. "Ce que respecte le plus au monde notre société c'est le conformisme. Plus l'individualisme prospère plus il crée de l'uniformité." Cela m' interpelle parce que je sens à quel point cel se vérifie dans la vie civile, dans celle des entreprises et dans le monde des idées. Les enterprises comme les individus tentent et rêvent d'être unique mais finissent par être comme les autres. "Le culte de la différence a pour corolaire une peur bleue de la quarantaine sociale". Et c'est cette peur qui freine l'invention de nouveaux modèles, la recherche de nouveaux leviers de croissance et de développements. Bref, le livre vaut le détour. Pour Jeambar, "au même titre que les marques, la pensée unique invite chacun à s'évader dans le paradis artificiel d'un narcissisme qui fait consensus." C'est comme tenir un blog. Cela se fait. le tout est de ne pas céder à la tentation de la grande lessive du libre-arbitre.
Je vous souhaite une bonne lecture de ce livre où romanciers, psychologues, sociologues, philososphes et économistes ont chacun choisi une mythologie.

Patrick

05 juillet 2007

Heeft de Europese film aangebrande scènes als promotie nodig?

Wie op zoek gaat naar seks scènes, kan makkelijk op het internet of via betaalkanalen zijn gading vinden. Waarom heeft de Commissie dan gekozen voor een compilatie van pikante scènes uit de Europese cinema om deze te promoten? Met zo’n compilatie bespaar je alleszins kosten en zet je de beelden van de Europese producties helemaal in de kijker. So far so good, maar waarom dan zoveel seks? Omdat alles rond seks draait? Omdat seks mode en kunst inspireert ? Omdat seks aanstootgevend is (en blijft) ?

Wat ook de reden mag zijn, geen enkele lijkt me pertinent. Een idee wordt immers pas interessant wanneer ze mensen dwingt op een andere manier naar de dingen te kijken. En dat lukt maar wanneer een idee, een beeld hen raakt, hen interpelleert. Toen de elektrische tandenborstel in de 19de eeuw uitgevonden werd en aangeprezen werd als een tijdwinst, moest het publiek er niet van weten, uit angst om voor luierik versleten te worden. In het midden van de 20ste eeuw probeerde men het opnieuw, ditmaal als middel tegen tandplak en het succes was niet te stoppen.

Om maar te zeggen dat een idee slechts werkt wanneer het ons raakt, ons motiveert. Zo is sexualiteit ook maar een motor, een locomotief. Niet meer, maar ook niet minder. Als ik naar de Belgische prijsbeesten op het filmfestival van Cannes (Dardenne, Van Dormael) kijk, stel geen pertinente link met seks vast. Heeft de Europese Commissie dan niet goed gekeken? Of fungeert dit pikante filmpje enkel als magneet voor de andere promotiefilmpjes die zullen volgen? Ondanks het groot aantal hits op YouTube, hoop ik dat ze met hun volgende filmpjes een ander pad bewandelen.

En natuurlijk zijn de politieke reacties op dit filmpjes. Ze klinken misschien conservatief, dominant, weinig vrijdenkend, maar hier in het westen roepen we iets te gemakkelijk luid wat kan en niet kan. We lijken hen hun zoektocht naar vrijheid (waar ze zolang van verstoken zijn gebleven) niet te gunnen en bovendien ons model als enig zaligmakend naar voor te schuiven. En dat mag geen reden om alle Polen met de vinger te wijzen.
Trouwens, er zijn een aantal bijzonder interessante filmmakers in Oost-Europa, getuige het jongste palmares van het filmfestival van Cannes.
Hopelijk doet de Europese commissie ook snel beroep op dit nieuwe talent voor hun volgende lading promotiefilmpjes.

Patrick Willemarck


26 juin 2007

Le sac et le caddie de supermarché dans ma vie


Un petit sac facile qui permettait d’emporter nos achats à la maison tout en faisant un peu de pub pour le magasin.Une solution gagnant-gagnant Et pourtant, il est laid et il pollue. Il existe un sac qui brûle sans laisser de traces. Si un promeneur étourdi l’oublie sur le sol, il se désagrège en un mois sans laisser de trace. Idem si c’est une vague qui l’emporte. Hélas il coûte plus cher. Le client n’est pas intéressé. Le faire en papier serait meilleur pour le recyclage, mais la production de sacs papiers exige plus de pétrole et pollue plus que la production de sacs plastiques. Par conséquent on distribue de moins en moins de sacs plastiques. On vous encourage à acheter des paniers ou des sacs réutilisables dont vous payez le premier et que le distributeur renouvelle à vie.
Voilà une nouvelle tendance. Les distributeurs ont mis les marques à contribution maintenant ils mettent le client à contribution. Ce qui ne change pas c’est la tête des gens. Ils sourient quand ils remplissent leur caddie et râlent quand il faut le transvaser dans des sacs ou petits paniers. Est-ce une crainte de l’addition ou un sursaut coupable des accrocs du shopping ? Je serais distributeur, je m’interrogerais sur ce petit moment d'angoisse, question de me rendre utile.

Le « caddie » de supermarché

Inventé par un épicier américain, Sylvan Goldman, le caddy a envahi tous les continents.
Sera-t-il un jour automatisé ? Le verra-t-on équipé d’un GPS qui vous guidera dans le magasin à la recherche de ce qu’il vous manque pour réussir le menu du soir ou compléter votre liste de courses scannées en arrivant dans le magasin ? Tout cela est du domaine du possible. En attendant, il est promis à une deuxième vie sur le net. Comme l’icône du vieil appareil téléphonique avec cornet, il fonctionne comme un symbole. Le caddie vit sur tous les sites d’achat en ligne comme l’icône sur laquelle cliquer avant de passer à la caisse. On aurait pu montre une caisse enregistreuse. C’est trop agressif. Et le commerce, même en ligne, se doit de rester agréable.

Internet et la vie


La communauté du net favorise le gratuit. On s’échange ce qu’on a et tout le monde y gagne.
Cela va changer à jamais la face de l’économie qui fonctionnait sur la création de rareté. L’entrepreneur avait intérêt à créer des choses uniques et rares. Le consommateur était prêt à payer plus pour avoir ce qui était rare. Avec Internet, on entre dans l’abondance et la gratuité.
Cela n’arrange pas les entreprises qui font de la résistance. Elles devront pourtant s’adapter.
La vieille loi de Pareto qui permettait à une entreprise de faire 80% de son chiffre et 100% de son profit avec seulement 20% de son offre n’est plus valable sur le net. Lisez « The long tail » . iTunes ou Amazon prouvent que 98% de leurs produits se vendent et leurs rayons sont presque infinis. Apple dit que tout son inventaire iTunes s’est vendu au-moins une fois. Les hits et les blockbusters, c’est bien mais ce sont les produits de niches qui forment maintenant le gros du marché. La technologie transforme les marchés de masse en une masse de petits marchés. Le segment d’une personne est devenu le plus important.

Ikea et l'écran plat

Le catalogue Ikea,

c'est le guide universel du design accessible et abordable. Au Danemark, une campagne Ikea circulait qui montrait des gens riches dans la rue protestant contre l’ouverture de ces magasins, en prétextant que si la beauté était accessible à tous, les riches n’auraient plus rien pour se distinguer de la masse. Le catalogue Ikea c’est un manifeste à l’origine de la révolution du commerce qui permet aux produits « premium » de faire bon ménage avec les discounters. Karl Lagerfeld et H&M peuvent en témoigner. Mais que fait Ikea sur Internet ?



L’écran plat. On gagne en surface ce qu’on perd en profondeur. Du coup, on constate une étrange migration des bocaux de poissons rouges vers les cuisines. Comme les cuisines se rapprochent des salons, l'équilibre se maintient. Outre le changement de format, l’écran plat c’est aussi l’amélioration de l’image. Ce qui ne va pas toujours en parallèle avec l’amélioration des programmes télés. L’écran plat permet donc à de moins bonne choses de paraître plus belles, ce qui compense. Mais qui suis-je pour juger de cela ? Ce qui est sûr c’est que cela permet de faire son cinéma à la maison grâce aux DVD et autres programmes de vidéo on demand.

Powepoint a 20 ans.


Powepoint, c'est la présence virtuelle de Bill Gates en toute occasion.
Victor Hugo disait que la forme c’était le fond qui remontait à la surface. Aujourd’hui la forme de la plupart des présentations dans le monde des affaires ou dans le monde académique vient du fond de chez Microsoft. Du coup il y a une surenchère d’effets pour prouver une maîtrise parfaite de PowerPoint. Cette obsession du domptage de la bête amène quelques orateurs à oublier que ce qu’on attend d’eux, c’est la maîtrise de leur sujet. Powerpoint rend le windowdressing accessible à tous. J’ai suivi l’autre jour une conférence d’une heure faite par un homme qui refuse d’employer des slides. Une cure de bonheur. L’homme captivait son audience parce qu’il n’avait pas le choix, personne n’interférait. On estime à 30 millions le nombre de présentations PowerPoint qui se font chaque jour dans le monde. Selon le chercheur Edward Tufte, c'est aussi 252 millions de dollars de gaspillés à des présentations inutiles. Cela étant quand on n’a pas le temps, powerpoint permet de faire du « vite fait, bien fait ». Et comme le temps est une denrée rare, powerpoint se rend utile. C’est étonnant ce manque de temps dans une société où il y a tant de loisirs, non ?

Le GPS, où suis je, où vais-je, dans quel état j'erre ?



Etait-ce vraiment indispensable ? Non, bien sûr. On aurait pu s’en passer, mais une fois qu’on l’a essayé, on n’imagine plus pouvoir vivre sans. Du coup, comme les voitures ont toutes l’airco et le toit ouvrant, on pourrait renoncer aux fenêtres qui s’ouvraient essentiellement pour demander le chemin (Pour présenter ses papiers à la gendarmerie, on n’a pas besoin de les ouvrir complètement). En attendant le GPS va encore nous surprendre. Couplé à votre GSM appareil de photo, vous pourrez à l’avenir scanner un produit chez Colruyt et vérifier en direct sur le net s’il y a un magasin qui offre le même produit moins cher ? Si tel est le cas, l’appareil vous indiquera le chemin à suivre pour accéder au magasin moins cher. Ce n’est pas de la science-fiction, le produit est testé en Asie. Nous devrons encore patienter. Ce qui laisse un peu de temps à Colruyt et ses concurrents pour se préparer.

Les cartes de crédits et la vie


Avant, on avait le culte du travail que le président Sarkozy essaie de restaurer. On travaillait, on économisait et puis on achetait pour se récompenser. Aujourd’hui, il y a la carte de crédit, un passeport pour le plaisir immédiat, off ou on-line. Plus besoin d’économiser pour acheter, achetez. La couleur de la carte vous positionne. Silver, gold ou platinium elle indique votre niveau de crédit au hit parade des accrocs du shopping. La carte de crédit c’est aussi le paradoxe du capitalisme qui prône le travail intense pour se faire son capital pension et encourage en même temps le laisser-aller, le plaisir immédiat, la détente. La carte de crédit c’est aussi le confessionnal des temps modernes, pour autant que cela vous manque. Glissée dans un bancontact, elle vous dit parfois discrètement que vous avez dépassé vos limites. L’acte de contrition consiste à vous prier de patienter et de renflouer votre compte. Enfin, la carte de crédit devient aussi carte de fidélité. Certaines entreprises et certains clubs permettent à leurs clients fidèles d’avoir une carte de crédit à leur effigie parce qu’ils leur doivent bien cela. Jusqu’à ce que vous vous rendiez compte que c’est vous qui êtes redevable. Ces cartes sont, en quelque sorte, les témoins de communautés d’intérêts débiteurs.

iPod, iTunes and I ?

Cela a bouleversé le monde de la musique définitivement en rendant à Apple la réputation d’innovateur. Les deux produits sont distincts mai l’iPod n’aurait pas le succès qu’il a sans iTunes. Les deux ont participé à la création d’un mythe qui a donné naissance à une troisième révolution : les podcasts. Aujourd’hui, vous pouvez télécharger des cours des plus grandes universités américaines. Ce qu’il ne permet pas c’est le téléchargement du diplôme.

La force de Apple dans tout cela c’est d’avoir bien géré sa marque sur quatre dimensions :
1. une caractérisique unique : le design
2. Un bénéfice personnel et psychologique immense : toute la musique et les clips qu’on aime au bout des doigts
3. Un signal qui permet de s’afficher en société : le nom et les écouteurs blancs
4. Une utilité sociale : pas de piratage
Ces quatre éléments permettent, quand on y satisfait, de créer des marques mythiques.

Google dans ma vie.




Google, c'est une porte d’accès à toute la connaissance du monde. Un bouleversement pour l’univers des media classiques et des agences. Une aubaine pour plein de petites entreprises qui arrivent à se faire connaître. Mc Roskey fabrique des matelas depuis 1899. Il en vend à La Reine d’Angleterre et à Steve Jobs. Pour promouvoir ses lits il a distribué une série de petits films documentaires sur le web. Chaque film fait deux à trois minutes et raconte l’histoire de l’entreprise. Pas d’agence de pub, pas de directeur de création, pas de concepteur-rédacteur, juste une équipe de réalisateurs de films documentaires. Le résultat ? Des petits films touchants qui aident à la prise de décision plutôt qu’un barrage de films de trente secondes qui tentent de forcer cette même décision. Schmidt, le CEO de Google a répondu à des étudiants de Stanford que s’il devait recommencer à travailler à leur âge, il se lancerait dans la publicité ciblée. Il sait de quoi il parle. Google n'y est pas pour rien.

Touche pas à mon desktop !




Comme le GSM, il permet de bouger, il facilite le travail à domicile et pourrait participer au désengorgement des routes un jour, peut-être. En attendant, il permet de travailler plutôt que de perdre son temps en transports. Le desktop de votre laptop est un endroit très intime qui devient un enjeu pour les annonceurs. Ils rêvent avec des widgets et autres gadgets de trouver une place sur votre desktop qui vous permettra de penser à eux plus souvent. Une horloge sponsorisée par Breitling, par exemple. Tout le monde essaie, mais personne n’a encore réussi. Il faut que l’utilisateur trouve cela utile et cool. Pas facile. Parce que comme le GSM, son desktop c’est très intime.

Welcome on Patrick Willemarck's blog

I'm the founder of Dialog Solutions.
On this blog I want to share views and opinions about business and more specifically about Brands, Consumers, Marketing, market research, innovation, loyalty, etc., all those business aspects that are deeply affected by social media.
Every company shouldn't be present on every social media network. but every company is becoming porous to the outside world and has therefore to become both social and media.

Patrick