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25 mai 2010

Media sociaux et banditisme: de quoi remettre en question les structures d'entreprises

Dans l’exemple de John Battelle, une multitude de tâches convergent vers un seul homme, le segment de clientèle le plus vital, l’individu, le segment d’une personne. Les tâches en question impliquent la marque et son image qui fait qu’on a envi d’entrer et de flâner dans le magasin et d’avouer qu’on l’aime sur Facebook ou ailleurs. Mais il y a aussi le CRM : on sait qui je suis et on me propose des choses taillées sur mesure en fonction de mon cycle de vie et de celui de ma famille. Il y a  la promotion, on m’offre 15%. Il y a la gestion des stocks. Il y a le service de satisfaction client. Il y a le vendeur en chair et en os. Il y a la distribution en Brick&Mortar et la distribution en ligne. Autant de tâches qui relèvent de départements différents et qui tout d’un coup doivent converger vers un seul individu. Pour sa plus grande satisfaction…sinon, il n’achètera pas.

 

Ce qui empêche ce scénario d’exister, c’est que touts ces tâches relèvent de départements différents et cloisonnés, de silos distincts. Et plus une entreprise est grande, plus ses départements tendent vers une vie autonome qui se suffit à elle-même. Une étude Monster.be, déjà évoquée, démontrait, en Europe, l’immense taux de confiance des employés à l’égard de leur chef de département et l’immense méfiance à l’égard du patron. S’il advenait qu’un patron ait l’idée d’aligner les forces de l’entreprise et de briser les cloisons, il ne fait aucun doute que les employés feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour promouvoir le statu quo et résister au changement. Les groupes n’aiment pas le changement. Jim Collins démontre et explique les faibles performances de la majorité des entreprises, nous l’avons vu.

 

Rares sont les entreprises qui arrivent à capturer un maximum de valeur de manière durable.  Il est peut-être opportun dans ce contexte d’aller chercher de l’inspiration auprès d’autres champions dans la capture de valeur : les bandits. J’ai soumis 3 affiches de films de banditisme à de nombreux patrons et cadres supérieurs avec une question simple : lequel de ces films illustrent le type d’organisation que vous souhaitez pour votre entreprise.

Voici les 3 affiches :



 

3 films de grand banditisme à titre d'inspiration pour l'entreprise. La fameux Parrain qui évoque les structures de la mafia, les hiérarchies pyramidales reproduites par lignes d’activité, prostitution, alcool, drogue et autres trafics et déclinées par région. On y capte de la valeur mais on travaille pour l’échelon au-dessus de soi en jalousant ceux qui sont en dessous, au-dessus ou sur l’échelle d’à côté. On y fonctionne par la peur. Et tout finit dans le rouge. Rouge sang.

 

Reservoir Dogs de Quentin Tarantino est un autre type de film. Ils sont 5 bandits qui ne se connaissent pas. Ils sont mandatés par une personne qu’ils ne rencontrent pas. Ils sont un peu comme les floppées de consultants qu’une entreprise engage, que personne ne connaît et qui tirent tous la couverture vers eux. Ou comme ces entreprises cloisonnées que j’évoquais  où chacun se croit le plus important. Cela se termine par une trahison. Il n’y a pas de culture commune qui soude ses gens comme une équipe. Tout termine dans le rouge. Rouge sang aussi.

 

Enfin, il y a la série des Ocean's 11, 12 ou 13 où une équipe se soude en pleine synergie parce que chacun respecte la spécialité de l’autre et que tous se complètent. Le chef n’est qu’un Primus inter pares. Ce film est de loin le plus séduisant. Il séduit les cadres et les patrons. Il se termine par de belles captures de valeur prises avec intelligence sans trop de sang. Tout le monde rêve de ce type d’organisation mais tout le monde confirme que la réalité les tire vers un des deux autres modèles. Le media social peut mettre un terme à cette sorte de fatalité.

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19 mai 2010

Les Technologies de l’information libèrent notre cerveau,qu’en fait-on?

 La puissance de l’informatique change  nos vies. Nous pouvons assister à une conférence ou une réunion , tout enregistrer en mémoire, le classer pour ensuite l’enrichir automatiquement grâce aux liens que suggère notre ordinateur pour chaque mot évoqué. On Googelise le contenu, l’ordinateur trouve des associations avec d’autres textes ou conférences enregistrées sur Slideshare.com ou ailleurs. On les intègre en deux ou trois clicks, on les met joliment en pages et on les illustre avec des photos suggérées par un site d’échange de photos ou de vidéos. On est devenu auteur en deux temps trois mouvements. Régisseur du savoir mis à  disposition. Et tout cela reste gravé dans la mémoire de Google. Pas dans la mienne, je peux passer à autre chose. A-t-on encore le goût de découvrir ?

La technologie de l’information nous dispense d’avoir de l’imagination et nous épargne la tâche de devoir mémoriser. On croit se singulariser parce que nous sommes seuls devant notre PC alors qu’il est plus que vraisemblable que plus les individualismes se développent et se multiplient, plus ils produisent de l’uniformité. Enrichit-on son texte ou sa pensée en saisissant tous les liens offerts ou entre-t-on en conformité avec la masse ? On brandit haut et fort sa singularité sur Facebook et sur Twitter mais n’est-ce pas le reflet de gens qui petit à petit se laissent obséder par un besoin de  reconnaissance et d’ assimilation ?

Michel Serres dit que notre ordinateur « contient  nos facultés opératoires, et bien plus, ainsi que des millions d’images – plus que ne peut concevoir notre imagination. Or autrefois qu’était-ce que penser ? Qu’était-ce que connaître ? C’était faire fonctionner en soi ce qu’on appelait « les facultés de l’âme » : la faculté d’opérer, de raisonner, la faculté de la mémoire et la faculté de l’imagination. Ces trois facultés viennent soudainement de tomber dans cet objet devant vous, qui est l’ordinateur. » C’est une révolution dont nous ne mesurons pas encore toute l’ampleur sinon que dispensé de ces facultés, il nous reste des cellules grises que nous pouvons cultiver et exercer à l’intelligence (comprendre) et l’inventivité (Créer). Comme en toute chose, il y a deux possibilités, soit suivre le mouvement et s’inscrire dans le flux de la conformité soit en sortir.  Ceux qui suivent le mouvement sont guettés par le prolétariat. On devient prolétaire quand on perd son savoir pour ne devenir qu’une force de travail. Il y a une prolétarisation manifeste du management au sein des multinationales : on ne leur demande plus de penser, ni d’inventer, juste d’ accomplir. Heureusement, il y a des jeunes qui lancent leur entreprises avant d’avoir fini leurs études, qui inventent de nouveaux outils et de nouvelles relations au monde et au travail qu’il serait idiot d’ignorer.

La contrainte que nous impose ces technologies consiste à libérer notre inventivité. Jamais le potentiel pour l’exercer n’a été aussi grand. Jamais le danger d’y renoncer non plus. Stiegler disait que dans le processus de prolétarisation, « les producteurs perdent leur savoir-faire et le public  leur savoir vivre. » Et c’est ce qui se passe. Mais c’est aussi ce que le media social peut et va changer. Il redonne l’envie et les moyens d’inventer. Il permet au public de devenir entrepreneur. Plus la société dans laquelle nous vivons  se développe, plus elle semble condamnée à produire du service. Les entreprises à fortes demande en main d’œuvre partent où la main d’œuvre est bon marché. Hélas les pays où cette main d’œuvre est bon marché sont aussi les pays où on trouve le plus d’intelligence. En Belgique , au sein de mon entreprise je fais développer des programmes informatiques  par des bac+3, en Tunisie j’ai des bacs+5. Ces pays à bas salaires devenant riches refuseront les tâches peu valorisantes. Où ira-t-on ? On reviendra au bon vieux passé, au bon vieux repli sur soi, à l’intégration de tous les métiers dans toutes les régions. Sauf si on se rend compte que
c’est l’économie participative qui va remplacer l’économie de service. Internet rend cette économie participative irréversible. L’enjeu est donc dans la qualité de ces relations qui se tissent sur le net autour de nous tous. Ces relations modifient déjà l’écosystème de votre entreprise et de chacun de vos employés  mais vous ne vous en rendez peut-être pas encore compte.

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Welcome on Patrick Willemarck's blog

I'm the founder of Dialog Solutions.
On this blog I want to share views and opinions about business and more specifically about Brands, Consumers, Marketing, market research, innovation, loyalty, etc., all those business aspects that are deeply affected by social media.
Every company shouldn't be present on every social media network. but every company is becoming porous to the outside world and has therefore to become both social and media.

Patrick