"Ce n'est pas le but qui compte, c'est le chemin. Si tu attends d'être arrivé pour jouir, tu ne jouiras jamais."
Samy Frey à Mathilde Seigner dans le film de Valérie Guignabodet, Danse avec lui.
31 mars 2008
22 mars 2008
Mediapart
Dans sa dernière chronique dans Media Marketing, Bart Brouns évoquait l'initiative d'Edwy Plenel de créer un nouveau journal sur le net: mediapart.
Edwy Plenel, est l'ancien directeur de la rédaction du Journal Le Monde dont il a démissionné parce qu'il était en déaccord avec les patrons du Monde de l'époque, messieurs Alain Minc et Jean-Marie Colombani. Il avait passé 25 ans au journal.

Un esprit libre, ardent défenseur des valeurs démocratiques, on l'a mis sous écoute, on l'a accusé d'être un agent de la CIA, j'en passe et des meilleurs. Aujourd'hui, il poursuit ses activités de journaliste, enseigne le journalisme à l'université de Montpellier et a collaboré au Soir pour suivre les élections de l'hyper président Sarkozy, une expression née sous sa plume.
Mediapart est une très belle initiative en favuer des libertés et de la démocratie.
Voici un extrait de leur charte éditoriale, je ne peux que vous encourager à rejoindre ce club si vous aimez les débats d'idées. Il suffit de cliquer sur le titre de ce billet ou d'aller sur www.mediapart.fr
"Mediapart est un Journal doublé d'un Club. C'est son originalité et sa force. Membres de ce Club, ses lecteurs ont la liberté de faire vivre le débat, de le susciter et de l'animer par leurs contributions, de l'organiser depuis leurs éditions collectives, de le prolonger dans leurs blogs individuels.
La qualité de ce lieu unique, sans équivalent dans l'ancienne presse, dépend d'abord de vous. De la qualité, du sérieux, de l'intérêt, de l'originalité, de la vivacité et de l'audace de votre participation. C'est un Club démocratique où la liberté de parole est la règle, à la condition qu'elle ne porte pas atteinte au droit d'autrui, aux valeurs démocratiques, aux principes républicains.
Le Club de Mediapart entend s'inscrire dans la tradition des Clubs où fut énoncé et discuté l'idéal démocratique. En souvenir de ces Clubs révolutionnaires, de celui des Cordeliers à celui des Jacobins, la philosophie de Mediapart s'inspire de la radicalité démocratique de la trop méconnue Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793, inscrite en préambule de la Constitution instituant la première République française.
L'esprit de notre journal participatif est conforme à son article 6 : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait. »
Edwy Plenel, est l'ancien directeur de la rédaction du Journal Le Monde dont il a démissionné parce qu'il était en déaccord avec les patrons du Monde de l'époque, messieurs Alain Minc et Jean-Marie Colombani. Il avait passé 25 ans au journal.

Un esprit libre, ardent défenseur des valeurs démocratiques, on l'a mis sous écoute, on l'a accusé d'être un agent de la CIA, j'en passe et des meilleurs. Aujourd'hui, il poursuit ses activités de journaliste, enseigne le journalisme à l'université de Montpellier et a collaboré au Soir pour suivre les élections de l'hyper président Sarkozy, une expression née sous sa plume.
Mediapart est une très belle initiative en favuer des libertés et de la démocratie.
Voici un extrait de leur charte éditoriale, je ne peux que vous encourager à rejoindre ce club si vous aimez les débats d'idées. Il suffit de cliquer sur le titre de ce billet ou d'aller sur www.mediapart.fr
"Mediapart est un Journal doublé d'un Club. C'est son originalité et sa force. Membres de ce Club, ses lecteurs ont la liberté de faire vivre le débat, de le susciter et de l'animer par leurs contributions, de l'organiser depuis leurs éditions collectives, de le prolonger dans leurs blogs individuels.
La qualité de ce lieu unique, sans équivalent dans l'ancienne presse, dépend d'abord de vous. De la qualité, du sérieux, de l'intérêt, de l'originalité, de la vivacité et de l'audace de votre participation. C'est un Club démocratique où la liberté de parole est la règle, à la condition qu'elle ne porte pas atteinte au droit d'autrui, aux valeurs démocratiques, aux principes républicains.
Le Club de Mediapart entend s'inscrire dans la tradition des Clubs où fut énoncé et discuté l'idéal démocratique. En souvenir de ces Clubs révolutionnaires, de celui des Cordeliers à celui des Jacobins, la philosophie de Mediapart s'inspire de la radicalité démocratique de la trop méconnue Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793, inscrite en préambule de la Constitution instituant la première République française.
L'esprit de notre journal participatif est conforme à son article 6 : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait. »
20 mars 2008
Il est mort le poète.
Hugo Claus est mort. Les vieux qui siègent au prix nobel sont découragés, les jeunes ne savent plus attendre. Il a chosi de mourrir pour ne pas vivre sans ce qui le faisait vivre: écrire et penser. Alzheimer ne lui pourrira pas la vie.
"J'écris tous les jours. Je n'attends pas que l'envie vienne, ça c'est pour les amateurs."
"L'intelligence est une petite fleur, la médiocrité, un réservoir."
"La poésie est au coeur de mon travail. Un poème, c'est un éclair, la prose, un flux. Entre les deux, je me ballade".
Voilà quelques phrases de ce grand maître qui en 78 ans aura vécu toutes ses vies, libre et belge.
"J'écris tous les jours. Je n'attends pas que l'envie vienne, ça c'est pour les amateurs."
"L'intelligence est une petite fleur, la médiocrité, un réservoir."
"La poésie est au coeur de mon travail. Un poème, c'est un éclair, la prose, un flux. Entre les deux, je me ballade".
Voilà quelques phrases de ce grand maître qui en 78 ans aura vécu toutes ses vies, libre et belge.
12 mars 2008
Obama, Clinton, Mc Cain: mascarades et marketing.
Non, ce n'est pas le tiercé dans l'odre. Mais le combat qui se passe entre ses trois candidats illustre bien la direction que doit prendre le marketing des entreprises. Arriver sur un marché fort de son passé et de sa notoriété, comme Madame Clinton, n' affranchira pas une entreprise de l'obligation de rencontrer les passions et les frutrations des gens en gardant une certaine cohérence dans son récit. Parce qu'en plus, effectivement, il faudra que les entreprises aient un récit et plus une simple promesse de vente. Ce qu'Obama offre, c'est cela, une belle histoire, un réinvention du rêve Américain à laquelle les Américains semblent aspirer (Même ceux que j'associe aux cockers dans une autre chronique). Et il fait une tournée sur le sujet. Les entreprises et leurs marques devront également partir en tournée. C'est le prix du 360° utile. Le 360°, c'est la méthode à laquelle aspire les gens du marketing p
our encercler le consommateur en différentes lieux et moments afin de le séduire.
Tout cela nécessite une belle cohérence (on abordera l'éthique après): on peut adapter le show mais il faut respecter ce qu'on a mis à l'affiche. Madame Clinton a sans doute trop écouté son mari. Hélas les temps ont changé. Madame Clinton est passée trop vite à la défensive , à la recherche d'avantages concurrentiels par rapport à son rival Obama au-lieu de se concentrer sur les frustrations, les passions, les attentes, les désirs et les besoins du public. Elle s'en est rendue compte un peu tard, mais elle découvre qu'en chargeant son discours d'émotion et d'humanité, elle regagne les coeurs. Où cela mènera-t-il ? Ils sont en train de faire le lit de leur concurrent et ils seront trop attachés à leur égo pour jouer ensemble un ticket gagnant. Ce genre d'approche n'est pas idiot pour autant qu'il y ait complémentarité. Dans le monde des entreprises, Philips l'illustre bien. Son statut de multinationale et l'ego de ses managers n'ont pas à se plaindre des actions et des produits qu'ils développent conjointement avec d'autres marques: avec Nivéa pour leur rasoir, avec les torréfacteurs pour
Senseo, etc. Les résultats le prouvent, ces partenariats sont des tickets gagnants. En ne saisissant pas cette opportunité, nos démocrates américains ouvrent une voie impériale à Mc Cain. Dommage.
Ce qui risque de les perdre tous, Mac Cain et nous avec, c'est la mascarade à laquelle toute cette tournée éléctorale donne lieu. Que racontent-ils de différents ? Quelle idéologie ont-ils? Quel idéal poursuivent-ils? Il se voilent derrière les masques de la pensée unique qui lisse l'opinion, lessive le libre-arbitre et étouffe toute dissidence. A force de tout miser au centre, comment prendre de l'envergure ? La plus grande puissance du monde ne donne pas vraiment les ingrédients qui pourraient rendre à nos démocraties la vitalité qui leur sied. Ces mascarades politiques n'ont rien à envier aux mascarades marketing des marques qui émanent d'entreprises qui considèrent le consommateur comme une proie qu'il convient de presser et d'exploiter au maximum. Les deux gagnent des voix et de l'argent. De mauvaises voix et du mauvais argent. Des voix volatiles comme celles de Sarko qui s'envolent aussi vite qu'évoluent les chiffres de l'audimat. De l'argent facile qui ne préfigure pas des résultats à venir. 9 % des entreprises performent mieux que la moyenne de leur industrie sur 10 ans. Cela fait beaucoup de mauvais élèves, non? Et si leurs mauvais bulletins reflètaient leurs tricheries. Demain, tout porte à croire que le meilleur indicateur de rentabilité croissante et durable sera la qualité de la relation entretenue avec leur public et leur personnel. Sur ce terrain, les politiques ont aussi du travail. Patrick
our encercler le consommateur en différentes lieux et moments afin de le séduire.Tout cela nécessite une belle cohérence (on abordera l'éthique après): on peut adapter le show mais il faut respecter ce qu'on a mis à l'affiche. Madame Clinton a sans doute trop écouté son mari. Hélas les temps ont changé. Madame Clinton est passée trop vite à la défensive , à la recherche d'avantages concurrentiels par rapport à son rival Obama au-lieu de se concentrer sur les frustrations, les passions, les attentes, les désirs et les besoins du public. Elle s'en est rendue compte un peu tard, mais elle découvre qu'en chargeant son discours d'émotion et d'humanité, elle regagne les coeurs. Où cela mènera-t-il ? Ils sont en train de faire le lit de leur concurrent et ils seront trop attachés à leur égo pour jouer ensemble un ticket gagnant. Ce genre d'approche n'est pas idiot pour autant qu'il y ait complémentarité. Dans le monde des entreprises, Philips l'illustre bien. Son statut de multinationale et l'ego de ses managers n'ont pas à se plaindre des actions et des produits qu'ils développent conjointement avec d'autres marques: avec Nivéa pour leur rasoir, avec les torréfacteurs pour
Senseo, etc. Les résultats le prouvent, ces partenariats sont des tickets gagnants. En ne saisissant pas cette opportunité, nos démocrates américains ouvrent une voie impériale à Mc Cain. Dommage.Ce qui risque de les perdre tous, Mac Cain et nous avec, c'est la mascarade à laquelle toute cette tournée éléctorale donne lieu. Que racontent-ils de différents ? Quelle idéologie ont-ils? Quel idéal poursuivent-ils? Il se voilent derrière les masques de la pensée unique qui lisse l'opinion, lessive le libre-arbitre et étouffe toute dissidence. A force de tout miser au centre, comment prendre de l'envergure ? La plus grande puissance du monde ne donne pas vraiment les ingrédients qui pourraient rendre à nos démocraties la vitalité qui leur sied. Ces mascarades politiques n'ont rien à envier aux mascarades marketing des marques qui émanent d'entreprises qui considèrent le consommateur comme une proie qu'il convient de presser et d'exploiter au maximum. Les deux gagnent des voix et de l'argent. De mauvaises voix et du mauvais argent. Des voix volatiles comme celles de Sarko qui s'envolent aussi vite qu'évoluent les chiffres de l'audimat. De l'argent facile qui ne préfigure pas des résultats à venir. 9 % des entreprises performent mieux que la moyenne de leur industrie sur 10 ans. Cela fait beaucoup de mauvais élèves, non? Et si leurs mauvais bulletins reflètaient leurs tricheries. Demain, tout porte à croire que le meilleur indicateur de rentabilité croissante et durable sera la qualité de la relation entretenue avec leur public et leur personnel. Sur ce terrain, les politiques ont aussi du travail. Patrick
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02 mars 2008
Faites vos plans
Pour le philosophe chinois Sun Tzu, les batailles devaient se gagner avant d'être livrées. Il suggérait l'importance de la préparation et de la planification. Il n'a sans doute pas t
ort mais avec les ouragans de changements qui affectent le monde et le monde des affaires il est peut-être tout aussi utile de se souvenir d'une phrase généralement attribuée au boxeur américain Mike Tyson: Everybody has a plan, until they get hit in the face". Il doit savoir de quoi il parle. et nous devons nous souvenir que la stratégie est aussi affaire d'exécution. Il faut la confronter au réel et y préserver sa pertinence. Le cheval de Troie était une stratégie brillante. Mais c'est une exécution brillante de cette stratégie qui a permis la victoire. Bref, quand vous faites vos plans, pensez aux détails. Ce sont eux qui mettent les stratégies à mal.
ort mais avec les ouragans de changements qui affectent le monde et le monde des affaires il est peut-être tout aussi utile de se souvenir d'une phrase généralement attribuée au boxeur américain Mike Tyson: Everybody has a plan, until they get hit in the face". Il doit savoir de quoi il parle. et nous devons nous souvenir que la stratégie est aussi affaire d'exécution. Il faut la confronter au réel et y préserver sa pertinence. Le cheval de Troie était une stratégie brillante. Mais c'est une exécution brillante de cette stratégie qui a permis la victoire. Bref, quand vous faites vos plans, pensez aux détails. Ce sont eux qui mettent les stratégies à mal.
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Management thoughts
Les cockers , les fascistes et une pensée émue pour Bush.
Le dillettante a édité un petit roman de Cyril Montana, La faute à Mick Jagger. Outre les 40 ans de 1968, le lire est un plaisir savoureux. Je ne résiste pas à la tentation de deux petits extraits.
Le premier sur les Cockers qui nous renvoit un peu à ce coeur de l'Amérique profonde qui a élu Georges Bush. "Il paraît qu'à force de se reproduire entre eux les cockers sont devenus les chiens les plus cons de la planète.
La consanguinité ça fait des dégâts, ce doit être comme les Berrichons ou les Texans, et tous ceux qui vivent au milieu d'un pays. Les uns sur les autres avec les mêmes idées qui baisent entre eux. Sans mouvement, sans nouvelles têtes. C'est ça le terreau du fascisme. Les cockers sont des fascistes qui s'ignorent."
L'autre extrait est une conversation entre un jeune fils et le père atteint d'une maladie incurable à force d'injections nocives. "Mais qu'es-ce qui m'arrive Papa, est-ce que je suis fou, dis. Et ce dernier de lui répondre. Tant que tu te poses la question ça va, car il n'y a que les fous qui ne se rendent pas compte qu'ils le sont." Je ne pense pas que Bush doive se poser beaucoup de questions de ce type. Ce qui est fou pour lui, c'est la perspective d'un noir ou d'une femme à la présidence.
La consanguinité ça fait des dégâts, ce doit être comme les Berrichons ou les Texans, et tous ceux qui vivent au milieu d'un pays. Les uns sur les autres avec les mêmes idées qui baisent entre eux. Sans mouvement, sans nouvelles têtes. C'est ça le terreau du fascisme. Les cockers sont des fascistes qui s'ignorent."L'autre extrait est une conversation entre un jeune fils et le père atteint d'une maladie incurable à force d'injections nocives. "Mais qu'es-ce qui m'arrive Papa, est-ce que je suis fou, dis. Et ce dernier de lui répondre. Tant que tu te poses la question ça va, car il n'y a que les fous qui ne se rendent pas compte qu'ils le sont." Je ne pense pas que Bush doive se poser beaucoup de questions de ce type. Ce qui est fou pour lui, c'est la perspective d'un noir ou d'une femme à la présidence.
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Welcome on Patrick Willemarck's blog
I'm the founder of Dialog Solutions.
On this blog I want to share views and opinions about business and more specifically about Brands, Consumers, Marketing, market research, innovation, loyalty, etc., all those business aspects that are deeply affected by social media.
Every company shouldn't be present on every social media network. but every company is becoming porous to the outside world and has therefore to become both social and media.
Patrick