25 novembre 2007

le capitalisme est malade

"Quand les bourses entrent elles-mêmes en bourse, on se demande si le capitalisme ne se mort pas la queue", me disait le grand entrepreneur belge, Roland D'Ieteren. Il n'a pas tort. 5% de la population mondiale sont actionnaires. Cela fait 300 millions d'individus. On ne peut pas parler pour autant de capitalisme populaire parce qu'ils suivent les injonctions de 10 000 gestionnaires de fortunes gérant 50% des actions de toutes les bourses. Ce sont les 10 000 serviteurs du capitalisme, des fonctionnaires qui imposent les rendements à deux chiffres aux managers d'entreprise. De tels rendements créent le désir d'accumuler de la richesse bien plus que d'acheter des produits comme l'envisageait Henri Ford. On achète des actions, des sicavs au lieu d'une Ford ou autre chose. Du coup le rendement de l'épargne prime sur l'investissement à long terme et le chef d'entreprise se trouve démuni de projets. Il doit délivrer du résultat à court terme. Le capitalisme et l'économie de marché vont devoir réussir une mutation. Ce ne sera pas facile parce qu'il y a une immense inertie dans le système. Comme le dit Luc Féry, "l'histoire se meut hors de la volonté des hommes, comme un vélo qui a besoin de vitesse pour ne pas tomber, il nous faut progresser." Et, soumis à la concurrence mondiale, le progrès est devenu une question de réflexe de survie et pas de réflexion sur la vie et l'ambition qu'elle nous inspire. Tout cela nous a dépossédé de la démocratie. Et cela fait 180 jours que nous sommes sans gouvernement, ici dans ce qui reste de la Belgique.

Le progrès

"Et si le progrès n'était que le développement d'une erreur". Albert Camus

24 novembre 2007

L'utopie et le droit

Un juriste et juge de surcroît me disait son scepticisme à l'égard des utopistes. Et pourtant je crois que nous aurions pu nous mettre d'acccord. Je crois qu'une société sans utopie est une société réduite à chercher des placebo. Il en va ainsi de la nôtre, aujourd'hui. Sans utopie, on se replie dans le consumerisme, dans les marques. Et c'est tant mieux pour mes clients, quoi que. Dans cet essor du consumérisme les annonceurs se battent de plus en plus avec les mêmes armes et de moins en moins de rendements. Les responsables du consumérisme, les marketers, doivent bien reconnaître que seuls 10% de leurs nouveaux produits sont des succès. A force de vouloir profiter de la vague consumériste, les entreprises acceptent de créer 90% de déchets. Ajoutez cela aux déchets qui polluent la planète et aux déchets humains que représentent la crise de l'emploi et les transhumance de pauvres attirés par 'l'Eldorado", cela fait beaucoup de déchets qui freinent la planète. Cela ne durera pas. L'entreprise va devoir se réinventer et comprendre que quelle que soit l'industrie dans laquelle elle sévit, le coeur de son métier (son "core business") sera humain. Et, un beau jour, cet humain individualiste, fervent de rivalité plus que de solidarité, de consommation personnelle plus que de partage va se réveiller et exiger d'autres entreprises, d'autres services. Parce que le pauvre qui fuit l'Afrique à la recherche de l'eldorado, comme le dit Gaudé, "l'Eldorado, ils l'avaient au fond des yeux. Ils l'ont voulu jusqu'à ce que leurs barques se retourne. En cela, ils ont été plus riches que nous. Nous avons le fond de l'oeil sec, nous autres. Et nos vies sont limitées". (Laurent Gaudé dans Eldorado). Comme le disait Illya Prygogine, "la réalité n'est qu'un cas particulier du possible". Ceux qui ont l'Eldorado qui brille au fond des yeux sont des êtres qui espèrent un peu moins et veulent un peu plus. Libéré de l'espérance et de son corollaire qu'est l'angoisse, la volonté et l'amour donnent à l'humain la pleine jouissance de sa liberté.

Patrick Willemarck

Deux mots singuliers

Délice et amour, voilà deux mots bien singuliers. Ils deviennent féminins au pluriel.
Encore une des nombreuses exceptions de la langue française où le masculin l'emporte sur le féminin, en général. A moins que ce ne soit tout simplement la loi du Tallion Aiguille dont parle Yann Moix. Qui sait ?

18 novembre 2007

Le droit à la déconnexion

C'est dans un article de Jean-Marc Manach que j'ai découvert cela. Pour l'instant, vous ne le trouverez qu'en asie et aux USA mais le modèle européen sort ce mois ci. Sous la forme dun porte-clé, cette commande à distance n'a qu'une fonction, elle permet d'éteindre les téléviseurs où qu'ils soient, dans votre salon ou à un salon professionnel, dans un vitrine ou dans un centre commercial. Le brouilleur de téléphone existe aussi pour ceux qui en ontmare d'^tre dérangé par les accrocs du mobile au restaurant, au spectacle, en réunion. Bref à l'époque où les objets équipés de RFID, les puces de radio identification placés sur les objets pour les suivre afin d'améliorer leur usage et nous suivre en même temps, il y aurait une tendance de fond qui s'amorce en faveur d'une connexion plus modérée. Le 12 octobre de cette année, 150 ingénieurs d'un groupe de développement chez Intel, ont instauré le "zero e-mail friday". Ils reprennent le télephone et les rencontre en face à face entre eux. Le management a malgré tout autorisé l'usage des e-mails pour communiquer avec l'extérieur. Ils ne sont pas les seuls. Cela peut paraître anecdotique mais le "Friday-Casual" a aussi commencé petit. Les goupes Levi'strauss et Procter&Gamble avait intérêt à le promouvoir et ne s'en sont pas privé. Qui prendra le relais pour promouvoir la communication en face à face ? L'homme politique ?
La toile est un outil fabuleux mais qui secrète ses propres dangers, le principal étant l'absence de médiation. Une résistance, désorganisée s'installe.
Patrick Willemarck.

17 novembre 2007

Tex Avery - TV of Tomorrow

Tex Avery, le visionnaire introduit les débats à la conférence annuelle du MIT: The future of entertainment. C'était ce 15 novembre 2007. Ce petit dessin animé ne vous prendra que 7 minutes. Bon amusement.

04 novembre 2007

The Global Brain

To innovate more effectively, you must harness powerful new sources of creativity from both inside and outside your company. You know that ... but you also know that “one size fits all” approaches to network-centric innovation don’t work. The Global Brain helps you systematically identify and execute the right network-centric innovation strategy for your business.

Drawing on the experiences of the world’s most successful innovators, Satish Nambisan and Mohanbir Sawhney show how to identify the specific roles your company should play in innovation networks, the specific capabilities it must create, and the specific steps it must take to prepare. You’ll find practical guidance on every facet of network-centric innovation, from identifying opportunities to implementing metrics, enhancing operations to overcoming “not invented here” cultures.

Welcome on Patrick Willemarck's blog

I'm the founder of Dialog Solutions.
On this blog I want to share views and opinions about business and more specifically about Brands, Consumers, Marketing, market research, innovation, loyalty, etc., all those business aspects that are deeply affected by social media.
Every company shouldn't be present on every social media network. but every company is becoming porous to the outside world and has therefore to become both social and media.

Patrick